Sectes au Kenya : un nouveau pasteur accusé du "meurtre de masse de ses fidèles"

April 27, 2023
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Le ministre kényan de l'Intérieur a indiqué avoir fermé l'«Église de la Nouvelle Vie» et l'évacuation d'une centaine de fidèles enfermés.

Un des plus influents pasteurs du Kenya, arrêté jeudi 27 avril au matin, est accusé du «meurtre de masse de ses fidèles», a annoncé le ministre de l'Intérieur Kithure Kindiki, quelques jours après la révélation de la mort de 98 fidèles d'une autre «Église».

Ezekiel Odero, chef du Centre de prière et Église de la Nouvelle Vie, «a été arrêté et fait l'objet de poursuites pénales liées au meurtre de masse de ses fidèles», a déclaré le ministre dans un communiqué. «Ladite église a été fermée. Les plus de 100 personnes qui étaient enfermées dans les locaux ont été évacuées», ajoute le ministre.

La préfète de la région côtière Rhoda Onyancha avait annoncé ce jeudi matin son arrestation dans la ville de Malindi. Ezekiel Odero, tout habillé de blanc, Bible à la main, a été transféré au siège de la police régionale à Mombasa.

Des bouts de tissus «sacrés»

Ce télévangéliste aisé attire habituellement les foules dans son église qui peut accueillir quelque 40.000 personnes au sud de Malindi. Selon lui, des bouts de tissus «sacrés» vendus à ses rassemblements peuvent guérir de maladies. Cette arrestation intervient alors que les autorités ont annoncé des mesures contre les cultes «inacceptables», qualifiés de «terroristes», après la découverte de dizaines de corps d'adeptes d'une autre secte, l'Église Internationale de la Bonne Nouvelle, qui a choqué ce pays d'Afrique de l'Est.

Un total de 98 personnes (dont une majorité d'enfants) sont mortes, selon un bilan toujours provisoire alors que les recherches de fosses communes se poursuivent dans la forêt de Shakahola, à environ 80 kilomètres de Malindi. Le pasteur autoproclamé de cette secte, Paul Mackenzie Nthengue, prêchait un jeûne extrême comme moyen de rencontrer Dieu. La police n'a fait aucun lien entre l'arrestation d'Ezekiel Odero et Paul Mackenzie Nthenge, actuellement en détention.

Source: Le Figaro